Quatrième étape
Nous avons courageusement procécé à un inventaire
moral et minutieux de nous-mêmes
Plusieurs d’entre nous ont hésité longtemps avant d’entreprendre cette étape, craignant de ressentir une trop grande culpabilité et de réaliser l’ampleur de nos déficiences. La quatrième étape suscite de la peur chez plusieurs membres des fraternités. La raison en est simple ; ils se méprennent sur son objectif. Selon ce que le Cours nous enseigne, le processus de faire un inventaire n’est pas d’établir notre culpabilité, mais de reconnaître notre innocence ! La quatrième étape consiste à remettre en question toutes nos valeurs et nos croyances et ce, dans tous les domaines de notre vie. Le Cours nous enseigne que la peur est un choix et qu’elle est de notre propre création.Référence cliquez sur le lienLa peur est affaire de volonté 15 novembre 1965-1
La valeur invariable de notre être doit être reconnue avant d’entreprendre le processus de la quatrième étape. Notre valeur personnelle ne dépend pas des actions que nous avons posées par le passé. Seul l’ego croit que sa valeur a la capacité d’augmenter ou de diminuer car en réalité l’ego n’a aucune valeur. L’ego n’existe pas.
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Votre valeur à été établie par votre Créateur 26 décembre 1965-2
Le Cours nous enseigne l’importance de trouver le courage de tourner nos yeux vers l’intérieur pour remettre en question toutes les croyances que nous avons établies et qui sont devenues automatiques. Nous prenons des centaines de décisions quotidiennement basées sur ces croyances erronées sans même jamais les remettre en question. Référence cliquez sur les liensLa dynamique de l’égo 24 août 1966Bien sûr, tout inventaire moral doit comporter la reconnaissance de nos émotions. Ces émotions sont le reflet de nos pensées dans le corps. Elles sont très utiles car elles forment un réel baromètre fiable. Elles nous permettent de reconnaitre quel enseignant nous sommes en train de suivre. Nous ne sommes pas les victimes de nos émotions. Nous les créons de toutes pièces. Elles sont le résultat de notre jugement et de notre interprétation des évènements, de nos pensées et ne sont nullement causées par les évènements eux-mêmes. Le Cours simplifie notre tâche en rapport avec les émotions. Il déclare qu’il n’y a, tout compte fait, que deux émotions possibles; l’amour ou la peur. L’amour émane de notre Grand Soi et la peur résulte de notre croyance en la séparation, l’égo. Toutes les autres émotions; la colère, la tristesse, la dépression ne sont que des sous-émotions découlant directement de la peur. Les émotions de joie, de paix, et de gratitude découlent de l’amour. Référence cliquez sur le lienSeulement deux émotions 10 octobre 1966L’ego détient des lois et des objectifs qui lui sont propres. Ce sont ces objectifs malsains et ces croyances erronées qui se doivent de ne plus être gardés secrets et portés à la lumière de la conscience. Un des credo de l’ego le plus évident est son besoin D’OBTENIR. Il a une croyance inébranlable dans le MANQUE. Ses besoins sont exponentiels car c’est par ces besoins qu’ils vous gardent sous sa botte. Sa loi dans ce domaine est claire : « Cherche mais ne trouve pas ! » Référence cliquez sur le lien (page 5)
Cherche et ne trouve pas 12 janvier 1966-2Obtenir est pour l’ego une des causes majeures de la perte de raison dont il est question dans les étapes antérieures. C’est la croyance que l’esprit peut trouver à l’extérieur de lui-même son salut. Référence cliquez sur le lien Le monde est dans l’esprit 20 sept 1966Guérir l’idolâtrie 18 juin 1966-3Son besoin d’OBTENIR est aussi amené dans toutes les relations qu’il entreprend avec les autres. La relation qu’établit l’ego avec les autres, spécialement dans ses relations amoureuses de dépendances affectives, consiste à obtenir satisfaction de ses besoins imaginaires. L’ego recherche l’affection, la reconnaissance, la sécurité affective et financière, la valorisation, le divertissement et tout ce dont il croit avoir besoin. Bien sûr, cette quête n’a rien à voir avec l’amour. Ces relations dites particulières, visent à établir que l’ego est particulier, donc séparé. La fausse croyance impliquée dans de telles relations est l’inégalité des êtres, c'est-à-dire la séparation. La croyance en cette particularité est à l’origine du jugement. Elle est à la base du concept de la compétition et du racisme, de la guerre et de la haine. Cette croyance est en fait la cause de tous les conflits de ce monde. Il est donc essentiel de la regarder avec soin. Référence cliquez sur le lienLa particularité 17 juillet 1967
La croyance en la particularité suppose que les « autres » sont des esprits séparés de nous. Supposons un instant que la seule Création de Dieu soit un être humain appelé Christian… ! Christian est donc constitué de million de cellules, toutes semblables et toutes égales en valeur et en beauté. Chacune des cellules du corps de Christian vit en parfaite harmonie jusqu'à ce que son pouce décide dans une idée des plus grotesques, qu’il ne fait plus partie de lui. Ce pouce, convaincu qu’il s’est créé lui-même et qu’il est séparé, regarde les orteils de Christian, et se bâtit toute une série de fantasmes. Étant convaincu qu’il a plus de valeur que cette orteil, il l’attaque, la juge, la condamne, la blesse, la frappe et l’humilie ! Il ne réalise pas qu’il est en train de se blesser lui-même ! C’est dans ce concept que se trouve toute la folie de l’ego. Nous ne sommes que des cellules constituant une seule et unique Création. Le seul Fils de Dieu, Christian ou le Christ. Nul n’est spécial, nul n’est différent, nul n’est plus valable qu’un autre. Nous sommes UN. Nous avons oublié, et de cet oubli résulte l’ego. L’ego a pour objectif de nous convaincre à tout prix que nous sommes séparés les uns des autres et de notre PS. Or il n’en est rien. Cependant, il défendra cette idée à l’extrême car si nous découvrions notre nature véritable, ce serait sa fin, sa mort. C’est pour cette raison qu’il est prudent de ne pas attaquer notre ego. Tentez de le mater et vous serez en selle pour une belle « ride » ! Il n’existe qu’une façon de lui régler son compte ! Voir qu’il n’a aucune existence réelle !!! (Se souvenir que le pouce et l’orteil font partie de Christian ! Tous les fantasmes du pouce de Christian n’ont jamais eu, en aucun temps, une incidence sur la réalité ! Le pouce de Christian est Christian !!! ) L’utilisation du déni, mais de façon constructive, prend ici tout son sens. Référence cliquez sur le lienUtiliser adéquatement le déni 21 octobre 1965-11
La quatrième étape vise exactement cela. C’est regarder avec courage et minutie toutes les idées folles que constitue l’ego. La peur, les faux besoins, les valeurs vides, les fausses croyances, et aussi les relations entreprises par l’égo. Car ne vous trompez pas, les relations qu’entreprend l’ego visent exclusivement l’obtention de quelque chose pour la satisfaction de ses besoins. Il est clair que seul un sentiment de culpabilité peut ressortir comme conséquence à de telles associations. La dépendance n’est pas de l’amour et la communication véritable ne se fait pas par le corps. Références cliquez sur les liens
La culpabilité insane des relations spéciales 16 décembre 1966
Les relations amoureuses spéciales 5 janvier 1967L’ego a un usage tordu du temps. Il se sert du passé, le ramène continuellement dans le présent, et le projette dans l’avenir nous gardant dans un état d’anxiété perpétuelle. Il garde notre allégeance envers lui par la peur et la culpabilité. Il réussit même à nous faire croire que nous sommes notre passé !!! Mais le passé n’existe pas ! Le passé est un concept, il n’a aucune réalité et le passé ne nous habite pas. Il n’est rien de plus qu’une idée. Le Cours nous apprend que chacun est parfaitement innocent dans l’instant présent.Référence cliquez sur le lienSe libérer du passé 7 octobre 1966Libérer l’autre du passé 16 octobre 1966
Faire un inventaire, c'est démasquer notre ego et reconnaitre que nous ne sommes pas cet égo. C'est examiner comment la peur engendrée par l'image du soi, la conception erronée de qui nous sommes, est ce qui nous porte à agir comme nous le faisons. C'est un processus de dés-identification de l'ego, le retour au UN.Le Cours en Miracles regorge littéralement d’informations sur la dynamique de l’ego. Il traite avec générosité de ses croyances folles, de ses mécanismes de défense, de ses peurs morbides et de l’illusion de ses besoins. Il serait beaucoup trop fastidieux d’en entreprendre ici la description. Le Cours fait ce travail sous tous les angles. Il amène tous les éléments nécessaires à nous, qui sommes désireux de jeter un regard honnête sur la nature de nos erreurs, et qui avons le courage de tourner nos yeux vers l’intérieur. C’est ici que le Cours se démarque de toutes les autres approches thérapeutiques. Il est possible, en thérapie conventionnelle d’identifier toutes les peurs qui nous habitent. Peur du rejet, du jugement, de l’abandon, de perdre, d’être dominé, d’être trahi, blessé et incompris. Il est intéressant de savoir que l’on a peur, c’est un excellent pas dans la bonne direction. Mais il est doublement précieux de savoir que c’est notre ego qui a peur et que surtout, nous ne sommes pas cet ego ! Bien peu de thérapies offrent un remède à la peur en nous guidant hors de celle-ci en nous rappelant notre vraie nature. Lentement, mais assurément, le pouce de Christian prend conscience qu’il fait partie de quelque chose de beaucoup plus grand et fort que lui… Il entreprend donc de s’assoir avec l’orteil… et de lui parler à cœur ouvert… il entreprend la cinquième étape !!!